Témoignage recueilli par Mme PERON .

Mme Lunel était enfant à cette époque et ses parents tenaient l’auberge du « Goujon d’Eragny » situé le long du chemin de halage à l’endroit où l’on trouve une plaque marquant l’endroit où le corps d’un des membres de l’équipage a été retrouvé.plaque en mémoire des aviateurs anglais sur le chemin de halage

 

C’est son père qui est allé voir, quelques minutes après la chute de l’avion. A l’intérieur d’un morceau de carlingue il a découvert le corps d’un des occupants de l’avion. L’homme était mort. Il a récupéré ses papiers et son calot pour les rendre à sa famille quand l’occasion se présenterait. 

« Le lendemain, une dame est arrivée avec un bouquet pour le déposer sur le morceau de carlingue. Mais en voyant que les allemands étaient déjà sur place, cette dame a demandé à la petite fille que j’étais à l’époque, d’aller déposer le bouquet pour elle. C’est à ce moment que les allemands m’ont demandé pour qui était ce bouquet et m’ont emmenée. Mais ma mère s’est mise à crier ainsi que d’autres gens qui étaient sur place. Les allemands ont fini par me relâcher. Mais j’ai eu très peur. 

Après la libération, le maire et des anglais sont venus au « Goujon d’Eragny » pour récupérer les papiers et le calot de l’aviateur retrouvé devant l’auberge. Ma mère a correspondu avec les anglais. Des parents des aviateurs sont venus à Éragny et ont décidé de laisser les corps de l’équipage au cimetière d’Éragny pour qu’ils ne soient pas séparés. » 

C’est la mère de Mme Lunel, avec d’autres habitants de la commune, qui à l’époque a organisé une souscription pour financer la confection d’une plaque commémorative avec les photos des aviateurs.

T. M. J.Shervington (photo d'archive)

T. M. J. Shervington

   T. M. J. Shervington – Pilote officier de la Royal Air Force

Ronald G.Dennet

Sergeant Ronald G.Denne Mitrailleur de la Royal Air Force