C’était un grand poêle cylindrique qui était au milieu de la salle de classe. On démarrait au  bois, puis du charbon, du boulet. L’hiver on était chargé de s’occuper de ça… et du décendrage. On avait de la sciure mouillée dans un seau, pour balayer correctement les cendres sur le sol.

Le bûcher, était au fond de la cour, vers la voie ferrée dans un local, où on entreposait le bois, les fagots, les bûches, il y avait même les cabinets au bout et un puits. Je l’ai connu le puits, j’ai même tiré de l’eau au seau. Il n’y avait pas d’eau courante à l’époque.

C’était les paysans du coin qui faisaient le bois de chauffage. Le bois venait aussi des vergers. Quand il y avait des arbres morts, ils n’étaient pas brûlés sur place, ils étaient récupérés, on ne perdait rien !!    Pour le chauffage de l’école, on apportait des fagots ou ce qu’on pouvait. La plupart des élèves étaient fils de paysans. On avait toujours du bois d’avance dans les familles.

En principe, c’était les plus grands de l’école qui allumaient le poêle, ils avaient douze ans à l’époque, ou bien c’était plutôt l’instituteur, pour des raisons de sécurité.

Monsieur LEVASSEUR