Chasse-marée : voiture à chevaux livrant le poisson depuis les ports jusqu’aux marchés de la capitale aux XVIII et XIX siècles.

                        A propos des Chasse-marée : Le chemin de Chasse-Marée allait de Dieppe à Paris. Il fallait être rapide pour que le poisson de Dieppe ou de Boulogne arrive à peu près frais sur Paris. Un système de relais avec changement de chevaux et de chauffeurs tous les 10 km était mis en place sur le trajet. Les attelages, composés de chevaux boulonnais très endurants, tenaient le trot une heure d’affilée. Au 18e siècle, il fallait 16 heures pour relier Boulogne à Paris.

Ces attelages, après avoir traversé le Brûloir (bois de Cergy), d’ouest en est, rejoignaient l’Oise, suivaient la rive côté Cergy et arrivaient à Éragny face à la rue de la Carrière à Pépin. Ils traversaient sans doute à gué car à certaines périodes, l’Oise –non canalisée à cette époque– présentait une faible profondeur et  de nombreux bancs de sable facilement repérables, émergeaient à cet endroit. Par le chemin de la Carrière à Pépin, ils rejoignaient  sur le plateau, la voie dite : route de Neuville à Paris (chemin de l’Ambassadeur ou des Chasse-Marée).

Ref. « Il était une fois un bois » par Jean Lacassie  éd. Des Etannets

« les chasse-Marée de Picardie, sur la route du poisson » de Mme Fontaine Bayer

éd. Dumarchez.

timbre chasse marée