Category: Au hasard des rues

Roger Guichard (Avenue) ancienne Route Nationale

A propos de la Route Nationale : jusqu’en 1853   la Route Nationale qui menait de Pontoise à Versailles, traversait le bas du village. Suite au développement de la population et à l’accroissement du trafic, le « Chemin de Saint Ouen l’Aumône à Conflans » qui passait au-dessus du village, devint l’artère principale et fut dénommé « Route Impériale 184″ puis, en 1892 : « Route Nationale 184.

1999 : Dénomination: avenue Roger Guichard

Roger Guichard (1920-1996): Eragnien responsable des sapeurs-pompiers volontaires, co-fondateur du Comité des Fêtes, il en fut l’un des animateurs des années 1950 à 1970.

1950 route nationale   café tabac devant le passage à niveau et la poste

 Jadis, à la belle saison, de nombreux touristes anglais, débarquant à Dieppe, empruntaient la Route Nationale pour se rendre à Saint-Germain ou à Versailles.

Cette voie, très passagère, était bordée de nombreux cafés-restaurants. Elle a vu passer des convois de charretiers du Vexin qui livraient la paille aux écuries de Maisons Lafitte (Eragny était une étape pour les chevaux).

Elle a aussi vu passer les cohortes de réfugiés des guerres ou des groupes de soldats se rendant au front, mais aussi en 1936/37, les vélos et voitures des bénéficiaires des premiers congés payés qui partaient vers la campagne ou la mer.

C’est sur cette Route Nationale qu’ont été construites en 1899, l’école de garçons et la mairie puis, en 1933 l’école de filles « écoles Henri Fillette ».

Le long de cette route et dans les rues adjacentes on peut remarquer de belles demeures de la première moitié du XXème siècle. L’une d’elles fut habitée par Paul Ducas, compositeur de la musique « l’apprenti sorcier ».

1946  Mariage  de Jean et Jacqueline DIDELOT  route Nationale

Les deux monuments aux morts au cimetière d’Eragny

AA- Les deux monuments aux morts du cimetière d'Eragny-1er monument aux morts érigé par Léon Courrèges architecte (Route nationale)

En 1920, le conseil municipal d’Eragny vote un budget de 17 800F pour la construction d’un monument aux morts, dépense financée en partie par souscription (7000F), le reste par la commune et une subvention de l’Etat.

Le monument où figurent 14 noms de poilus morts pour la France est inauguré le 3 octobre1920.

Noms des soldats éragniens :

– BONT Louis né le 3/2/1891 à Toul (Meurthe et Moselle), 9ème génie, matr.489, cl.1911, mort suite de blessures (ambulance) le 18/7/1916 à Landrecourt (Meuse)

– CANU Louis né le 15 sept.1886 à Montgeroult Seine et Oise (val d’oise) 12ème artillerie campagne, matr. 01749, cl 1906, tué à l’ennemi le 31 août 1915 à Aix Noulette (pas de Calais)

– DEBRAQUE Georges né le 20/5/1890 Seine-et-Oise (Yvelines), soldat clairon, 5 ? ème régiment d’infanterie, matr. 3168, cl.1911, tué à l’ennemi le 27 août 1914 à Cesse (Meuse)

– DEBRAY Alexandre né le 11 juin 1896 à Russy Bemont ? (Oise), sergent, 48ème infanterie, matr. 14702, cl 1916, mort pour la France le 22 juillet 1918 à 20h30 (ambulance), blessures de guerre, à les Fossés en Haramont (Aisne)

– DUPONT A.

– DUTERTRE C.

– GATEAU Julien 106ème régiment d’infanterie, matr. 012830 bis, cl. 1901, tué à l’ennemi à Vaux les Palameix (Meuse) le 16 juillet 1915

– HEULLE Désiré né le 22/5/ 1892 à Longueuil Anel (Oise) 1er régiment génie, matricule 7988, cl.1912, tué le 22 Août 1914 à Ethe (Belgique)

-JOLY Pierre né le 4 déc. 1894 à Eragny (Seine det Oise), 404 régiment d’infanterie (venu du 30 dragons), tué à l’ennemi le 12 juin 1918 dans la région de Mouchy Humière (Oise)

– LAPRETE André né le 10/9/1894 à Mantes Seine-et-Oise (Yvelines) 120ème rég. Infanterie, mat. 6625, cl.1914 disparu au combat le 22 novembre 1914 à Bois de la G… ? (Marne)

– LEGROUX Lucien né le 26 juillet 1892 à Mareil en Champagne (Sarthe), 164ème rég. Infanterie, matr.1288, cl.1912, mort le 26 février 1916 à Balencourt (Meuse) à l’hôpital d’évacuation n°6 (blessures de guerre)

– MAURICE A.

– PELLERIN Vincent né le 30 déc.1884 à gagny (seine et oise), 272ème rég. Infanterie, mat 017596, cl.1904, tué à l’ennemi le 31 octobre 1914 au bois de la Gr…(Marne)

– RODET L.

Ancien emplacement du monument

(actuellement av Roger Guichard)

monument commémoratif

 

Les deux histoires du Poilu d’Eragny

Le monument aux morts de Mondovi en Algérie de 1922 à 1968

MONDOVI était un village d’Algérie situé à 25 kilomètres au sud de BONE. Il a été créé en 1848 par des hommes et des femmes, partis de Paris avec pour mission d’établir un centre agricole en Algérie devenue Française en 1830.

La vie de MONDOVI a duré jusqu’en 1962, année durant laquelle pratiquement tous ses habitants français ont regagné la France lorsque l’Algérie a acquis son indépendance.

La loi du 25 octobre 1919 vote l’attribution par l’état d’une subvention aux communes désireuses de créer un lieu de mémoire pour rendre hommage à ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. A Mondovi, le choix s’est porté sur la statue du soldat qu’on appelait «le Poilu au repos », un qualificatif qui existait avant même le conflit pour caractériser un homme courageux, ne reculant devant aucun danger.

Le poilu de Mondovi porte le casque d’acier qui a remplacé le képi en 1915. Il est vêtu de la tenue bleu horizon qui remplaça celle trop voyante du début de la guerre. Son fusil est un « Lebel » de 1890 qu’il tient fièrement les deux mains appuyées sur le canon.

Le monument sera inauguré le 22 avril 1922.

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En 1962 la statue seule fut rapatriée en France.

En 1968, on la confia à la ville d’Eragny, où elle surmonte depuis, un monument élevé dans le cimetière.

Le lavoir reprend vie, le temps d’une visite

Le lavoir d’Eragny  n’a plus de mystère pour les enfants de l’école maternelle Henri Fillette depuis que Françoise J. a manié devant eux le battoir,  savonné et rincé le linge avec autant d’énergie que les laveuses d’antan.

En excellente pédagogue, après avoir parcouru la rue Bernardin de St. Pierre à l’étonnement de quelques voisins, elle est arrivée avec sa brouette, la caisse à laver, la paille et le coussin pour soulager les genoux, le savon et la boule de bleu sans oublier  une petite lessiveuse (pour linge d’enfant précise-t-elle !). Et la démonstration a commencé sous les yeux ébahis des enfants.

 

image du lavoir d'un autre temps

image du lavoir d'un autre temps
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Source Sainte-Marie (square)

Au début du siècle, Mme Gougerot, demeurant à cet endroit, emportait des bouteilles d’eau (qui avait une excellente réputation à l’époque!)  pour les vendre en même temps que ses légumes au marché de Neuilly-sur-Seine.

En 1928, cette source fut mise en valeur par Monsieur Farcy, lors de la construction de la première boulangerie du village. Il lui donna le nom de « source Sainte Marie » pour évoquer le prénom de son épouse.

Papeterie (rue)

Ce nom est lié à l’ancienne usine de transformation de papiers qui a fonctionné  des années 20 aux années 1970.

 Les calandres étaient  de puissantes presses à cylindres qui lissaient le papier préalablement enduit pour produire un papier glacé dit « papier couché ». Il reste la salle des calandres, réaménagée en salle pour les manifestations culturelles de la commune. Cette salle a été dénommée en décembre 1998 « Espace des Calandres ».

L’autre bâtiment d’origine abrite le Théâtre de l’Usine.

usine papeterie°°

Moulin (rue)

Un moulin se situait à cet endroit. Sur le plan cadastral napoléonien 1812, deuxième planche de la section G « du village », le copiste poursuit le tracé de la lettre L qui localise le quartier du Moulin par quelques pointillés qui aboutissent au dessin circulaire du moulin.    Le meunier demeurait dans l’unique maison qui se trouvait en bordure du chemin de Conflans à Saint-Ouen, maintenant la route Nationale.

Le moulin figure aussi sur la carte d’Etat Major 1818/1824.

carte Eragny moulin 001

Source : Plan d’intendance ou cadastre de Berthier de Sauvigny 95218-95450 Eragny-Neuville 1782

(ADVO 25Fi 44, reproduction CG95/Dac/SDAVO)

Halage (Chemin)

Chemin au bord de l’Oise où jadis, des chevaux et, parfois, des humains tiraient les péniches dépourvues de moteur avant l’arrivée des remorqueurs.

À partir des années 1930, plusieurs établissements proposaient chambres ou restauration  aux nombreux Parisiens venus  le week-end en train pour taquiner le poisson : la Petite Rôtisserie (ex Rendez-vous des Pêcheurs), les Romarins, le Sans Souci, le Goujon d’Eragny. Deux d’entre eux sont toujours en activité.

CHEMIN DE HALAGE1

CHEMIN DE HALAGE2

 

 

La Fontaine (rue)

lavoir d'Eragny Rue où se trouve le lavoir. Le lavoir d’Eragny est alimenté par une source qui s’écoule dans le Ru et rejoint l’Oise. Cette source avait la réputation de ne pas geler l’hiver, ce qui expliquait la présence de laveuses venant de Neuville ou de Chennevières. Des années 20 aux années 50 il a été fréquenté par des laveuses « professionnelles ». Celles-ci lavaient le linge des Parisiens venant passer leur week-end à Eragny.

A propos des lavoirs : Au XIX siècle, choléra, variole et typhoïde font des ravages. Il apparaît nécessaire de supprimer au plus vite les causes d’infection.     La création des lavoirs résulte d’une prise de conscience collective de l’importance de la salubrité publique et des principes élémentaires d’hygiène. Dès lors, ils sont considérés comme indispensables à la vie de la cité. C’est après 1850 que les lavoirs firent vraiment et partout leur apparition, les lavoirs tels que nous les connaissons : aménagés et couverts, édifiés près d’une source ou au bord d’un cours d’eau.

Source ARPE Conseil Général du Val d’Oise

HOUSINGER Lavoir

 

 

 

l’Ecluse (allée)

A propos de l’Oise  :  De 1827 à 1843, l’Oise a été canalisée afin de réguler son débit et faciliter la navigation en toutes saisons. Pour maintenir un niveau d’eau suffisant, un barrage a été construit en aval du pont de Pontoise, à la limite de la commune d’Eragny, barrage complété par une écluse.

En 1913, un grand barrage mobile à vannes a remplacé l’ancien, la petite écluse a été complétée par une grande écluse côté Eragny permettant le passage des convois avec remorqueur. Sources : C.Legout Société historique de Pontoise.

dans l'écluse °°

Commune de Paris (Boulevard)

A la fin de la guerre de 1870 contre les Prussiens,  la Garde Nationale et les ouvriers de Paris refusent d’accepter la défaite, critiquant le gouvernement conservateur pour n’avoir pas su organiser une résistance nationale efficace. Ils prennent le contrôle de la capitale le 18 mars   1871, mettant en place un gouvernement insurrectionnel, républicain et égalitaire :  la Commune de Paris.         La Commune de Paris  dura du 18 mars 1871 jusqu’à la  « semaine sanglante » 21/28 mai 1871 où elle est  écrasée par le gouvernement d’Adolphe Thiers réfugié à Versailles.

Chasse-marée (impasse)

Chasse-marée : voiture à chevaux livrant le poisson depuis les ports jusqu’aux marchés de la capitale aux XVIII et XIX siècles.

                        A propos des Chasse-marée : Le chemin de Chasse-Marée allait de Dieppe à Paris. Il fallait être rapide pour que le poisson de Dieppe ou de Boulogne arrive à peu près frais sur Paris. Un système de relais avec changement de chevaux et de chauffeurs tous les 10 km était mis en place sur le trajet. Les attelages, composés de chevaux boulonnais très endurants, tenaient le trot une heure d’affilée. Au 18e siècle, il fallait 16 heures pour relier Boulogne à Paris.

Ces attelages, après avoir traversé le Brûloir (bois de Cergy), d’ouest en est, rejoignaient l’Oise, suivaient la rive côté Cergy et arrivaient à Éragny face à la rue de la Carrière à Pépin. Ils traversaient sans doute à gué car à certaines périodes, l’Oise –non canalisée à cette époque– présentait une faible profondeur et  de nombreux bancs de sable facilement repérables, émergeaient à cet endroit. Par le chemin de la Carrière à Pépin, ils rejoignaient  sur le plateau, la voie dite : route de Neuville à Paris (chemin de l’Ambassadeur ou des Chasse-Marée).

Ref. « Il était une fois un bois » par Jean Lacassie  éd. Des Etannets

« les chasse-Marée de Picardie, sur la route du poisson » de Mme Fontaine Bayer

éd. Dumarchez.

timbre chasse marée

Bernardin de Saint-Pierre

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre, Officier français devenu écrivain (1737 Le Havre-1814 Éragny-sur-Oise), précurseur du romantisme et disciple de Jean-Jacques Rousseau, auteur du célèbre roman Paul et Virginie (1787). Egalement botaniste, il est nommé en 1792, intendant du Jardin des Plantes et du Cabinet d’Histoire Naturelle. Il est reçu à l’Institut en 1795. C’était un grand admirateur de la nature.

Il vécut ses dix dernières années à Éragny, dans sa demeure « Le Prieuré », sur laquelle une plaque est apposée.

Aviateurs-Alliés (Boulevard)

Nom donné en souvenir des sept aviateurs britanniques et canadiens tombés sous le feu de la DCA de Pontoise, le 7 juin 1944. Leur Lancaster a explosé en plein vol et a largué ses bombes détruisant l’ancienne église. Six de ces aviateurs sont inhumés dans le cimetière de la ville, route de Pierrelaye.

tombes aviateurs alliés°°

 

L’Ambassadeur (rue)

En 1775, le comte Florimond de Mercy d’Argenteau, alors Ambassadeur d’Autriche en France, acquiert  le château de Neuville. Il avait acheté en 1772 le château de Chennevières près de Conflans pour sa maîtresse Mlle Marie-Rose Levasseur, dite Rosalie – alors célèbre cantatrice d’Opéra – d’où la dénomination de cette voie qu’il empruntait pour rendre visite à Rosalie.

pour rue de l'ambassadeur

Les Pincevents

Ce quartier a été attribué pour partie aux habitants expropriés par les travaux de la Ville Nouvelle (nouveaux quartiers et tracé de la N 184). Ils ont reconstruit en 1974 dans ce qui était terrains de cultures et vergers et ont choisi collectivement d’attribuer des noms de vents à leurs rues (Alizé, Aquilon, Autan, Bora, Brise, Cers, Harmattan, Juran, Noroît, Sirocco, Suroît, Tramontane)

les Pincevents années 50 °°